...

Dimanche 12 février 2012 7 12 /02 /Fév /2012 00:49

Dis moi 10 mots : Le thème de l’édition 2011-2012 mettra à l’honneur l’expression personnelle.

Âme, autrement, caractère, chez, confier, histoire, naturel, penchant, songe, transports.

______

 


 

Cher

Faisant suite à notre discussion sur
Je me permets de vous interpeller concernant
Toutefois, bien loin de moi l'idée de
Il faut néanmoins ne pas
Autrement qu'en mon âme et
Au vu de son caractère de
Jamais je ne lui confierai que

Penchant simplement pour
Mais quoi de plus naturel que
C'est, de fait, juste une histoire de
Je ne ressens pas le même sentiment chez
Enfin, même en songe, pourrait-on imaginer que
Cependant vous ne pouvez plus douter d'
Et ce que m'apporte comme transports de
C'est pourquoi je vous en suis profondément

En attendant de nous
Je vous prie d'agréer, cher, l'assurance de mes

                    Votre

 

 

 

sb-fév.2012                                                                                                             Accueil

Publié dans : L'homme qui tutoyait Serge - Communauté : L'écriture dans tous ses états
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 14:50

http://i.picasion.com/pic48/bf378174cada90e195b88f6917bf94f4.gif

 

Paris - Août 2011

Publié dans : KeSKiyA
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Dimanche 11 décembre 2011 7 11 /12 /Déc /2011 10:34

 

Le financier (Recette de crise)


 

Dans un contenant suffisamment important

Une coupe, un cul-de-poule, enfin, un récipient

Mélanger à la poudre d'amandes la farine et les sucres

Blanc et vanillé, avec l'extrait de vanille ici point de lucre

Monter les blancs en neige ferme avec un peu de sel

Puis les ajouter sans rien de plus, cela serait criminel

Faire fondre le beurre et l'incorporer au mélange

A l'aide d'une cuillère en bois, et pas façon boulange

Il ne sera pas nécessaire de levurer la pâte

Pour monter à la cuisson pas de hâte

Ah ! le plaisir gourmand, bon et sain à la fois

Et bientôt prêt à déguster, se gaver comm' oie

 

Tirer maintenant fermement à vous le financier

Et le bec lui plonger bien au fond du saladier

Jamais très inspirer, le remisier, profiteur

Ne pourra qu'inhaler la bouillie sans bonheur

Laisser mijoter

A l'étouffée

Maintenir jusqu'à complet blêmissement

Retirer, laisser reposer éternellement

 

 

 

sb.10/12/2011                                                               Accueil

 

 

 

 

 

Le financier tire probablement son origine

De l'ordre religieux des visitandines

Et on peut raisonnablement penser que les sœurs

Si retirées soient-elles ne nous tiendrons pas rigueur

Pour un vil coulissier, n'en doutons point

Que d'avoir à visiter un malade de moins


 

sb.10/12/2011

 

 

 

 

 

Publié dans : L'homme qui tutoyait Serge - Communauté : L'écriture dans tous ses états
Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire
Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 00:16

Tête de pioche 

 

Commencez donc par choisir l'exposition la meilleure 

La terre la plus meuble fera de préférence votre bonheur 

Mais si vous êtes bien équipé vous pourrez 

A n'importe quel type de sol vous attaquer 

 

Alors voyons maintenant les outils 

A même de défoncer votre pâtis 

 

Une pioche avec fers à pointe et houe 

Ou une pioche à deux pointes, les atouts 

L'intérêt, c'est qu'il faut que ça pique      

Que ça incise, que ça fende 

Il n'y a pas d'instrument unique 

Bien que d'aucun s'en défende 

Aussi la pelle-pioche pourra faire l'affaire 

Plus que le palot, de doute il n'y a guère 

Evitez également d'utiliser le fossoir 

Qui risquerait de vous mettre en retard 

Idem pour l'hoyau et sa lame en biseau 

A moins d'avoir du nerf dans l'aloyau       

 

Important, nous ne sommes pas là pour biner 

Et n'avons point de temps pour affouiller 

 

Le large tranchant de la bêche 

Et là pas de risque de prêche 

Fait l'unanimité pour évider aisément 

Comment pourrait-on agir autrement 

 

Une fois le champ soigneusement brisé 

La première couche prête après labour 

Evacuez les glèbes par larges pelletées 

Les mottes stockées sur les parcelles autour 

Vous réutiliserez - Puis recommencez 

Car une couche ce n'est pas assez 

L'idéal eut été pour votre labeur 

D'avoir l'usage de l'excavateur 

 

Ainsi donc en bon ouvrier prend forme votre carré 

Seulement c'est d'un cube dont nous devons disposer 

Alors reprenez au point précédent et tel l'animal 

Grattez fouissez creusez jusqu'à la profondeur idéale 

Et enfin en jardinier moderne que nous sommes 

Allons pouvoir accomplir une tâche de grand homme 

...     

Jetez dans le trou le cadavre du banquier 

Vous n'avez plus que sa bauge à combler 

 

(Et ça marche aussi bien avec les courtiers)

 


 

sb.2 décembre 2011                                                                                                       Accueil           

Publié dans : L'homme qui tutoyait Serge - Communauté : L'écriture dans tous ses états
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 09:03

 

Qu'ils nous fichent la... paye

 

 

Traité comme un fonctionnaire

Tu te touches mais sans salaires

Paiement impossible pour tes missions

Activités raréfiées dans ta profession

Quels gages pour tes factures

Tristes appointements pour une torture

Pauvre commission pour grosse besogne

Plus de bricheton pour ta trogne

Pourboire de peu pour énorme bricole

Turbine, encaisse, picole

Émoluments aussi ridicule que tes primes

Paie de chagrin pour qui trime

Maigre cachet pour le bel œuvre

Avale le plein emploi et les couleuvres

Guelte infime pour gros commerce

Détail, basse solde pour qui exerce

Une goutte de jaffe pour toute huile de coude

Rend service et surtout jamais ne boude

Pas de récompense pour le labeur

Prix cassés sur les efforts, les pleurs

Indemnités réduites à bout de peines

Pas de fixe ni de de bas de laine

Précarité permanente, intérim avec esclavage

Fossoyeur de plein temps avec ou sans bagage

Faible rétribution pour le gagne-pain

Plus de budget pour tous les pantins

Plus de charges sans job et sans ressource

Moins de revenu pour plus de courses

D'énormes corvées pour de menues rémunérations

Moins de vacations, d'occupation, d'exécution

Moins d'exercice, d'ouvrage, plus de peur

Tu bûches, tu boulonnes, pues la sueur

Tu turbines, tout un art, à la petite semaine

Pour ton office, que de la haine

Tu essores, tu façonnes

Pour leur essor, ça déconne

Tu bosses encore, tu boulottes, tu ferrailles

Pour qu'en face ça vomisse ton travail

 

Tribut incommensurable

Loyers incalculables

Profits hyperboliques

Mensualités astronomiques

Honoraires inabordables

Contre des droits hier irréfragables

Des jetons de présence indécents

Pillage, rapt, avilissement

Entreprises âpre au gain, banal

Holdups banquiers

Vertu de l'actionnariat, rentier

Participations aux bénéfices

Belle morale, courage, anciens vices

Le temps des résultats pour les affaires

Nouvelles valeurs financières

 

Assez de leur sale air

Qu'on nous fiche la paye

Dignité et salaires

Ou ils n'auront plus la paix


 

 

sb.nov 2011                                                     Accueil

 

 

 

Publié dans : L'homme qui tutoyait Serge - Communauté : L'écriture dans tous ses états
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés