Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 18:54

Ah ! ça rira...

 

C'est la déprime

Comptes d'apothicaires

Merde aux primaires

 

Tous sur les dalles

Dalles de béton

Karcher à canon

 

C.I.C.E.

Aux gros patrons

Courage filons

 

Aboule le fric

Mieux d'impôts

Fricassé de veaux

 

Comment veux-tu

Fines particules

Diesel macule

 

Millions de migrants

Refus mi-gras

Crise de foi

 

Social négligé

Traités interlopes

Naufrages d'Europe

 

Fourbe de Trump

Cagneux ciboulot

Futur carcagnot*

 

Sentine d'Alep

Poutine à l'empois

Scions du bois

 

Foutre hérésie

Ilotes ivres

Gamines explosives

 

Tout ira mieux

Urbi et en biais

Allez en pet

 

 

sb.12/2016                                                          Accueil

 

 

*Usurier de prison (sur http://www.languefrancaise.net/Bob/1254)

Partager cet article

Repost 0
18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 14:24

Au dessus de toi


Au dessus de toi
Il y a Dieu
Et entre toi et Dieu 
Il y a l'homme riche

 

Dieu a tous les pouvoirs
Celui de te faire naître  
Celui de te laisser souffrir
De te faire mourir

 

L'homme riche a presque tous les pouvoirs
Sauf celui de te faire naître
Il se les est octroyés
Il peut t'exploiter, te faire souffrir
Et te laisser mourir

 

Mais l'homme riche croit en Dieu
On pourrait penser que c'est son bras droit
Dieu laisse l'homme riche acheter le pouvoir
L'homme riche est créationniste
Dieu l'a créé et il le lui rend bien

 

----

A côté de toi
Il y a les autres
Et entre toi et les autres 
Il y a l'humanisme

 

L'humanisme a tous les pouvoirs
Celui de faire naître ou pas
Celui de permettre de vivre
De mourir dans la dignité

 

Les humains ont presque tous les pouvoirs
De donner la vie ou pas
Ils l'auront décidé
Ils peuvent soutenir, aimer
Et aider à vivre

 

Mais l'humanisme n'a pas besoin de Dieu
On devrait savoir que Dieu n'existe pas
L'humanisme ne se laisse pas acheter par le pouvoir
Il nécessite la plus grande démocratie
Mais notre démocratie suffit-elle ?

 

----

Au dessus de toi 
Il n'y a personne
Et entre toi et l'homme riche 
Il y a des classes sociales

 

Ta classe sociale aura du pouvoir
Celui qu'elle voudra prendre
Celui de faire avancer l'humanisme
De créer une vraie démocratie

 

La lutte donne des pouvoirs
Pris à l'homme riche
Loin de la soumission à Dieu
Elle galvanise
Rééquilibre les forces et rend libre

 

La liberté ne se nourrit pas de préceptes
Il faut redouter l'homme providentiel comme le dieu
Mais ne pas craindre les bouleversements
L'avenir appelle la lutte
Une révolution qui créera ta liberté

 


sb.12/2016                                                                                                                                 Accueil

Partager cet article

Repost 0
Published by Syl
commenter cet article
13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 16:09

L'homme drosophile


 

Afin qu'ils résistent aux guêpes parasitoïdes
La mouche du vinaigre soigne ses petits à l'alcool
Comment être intègre sans radio-résister

Contre les attaques de prédateurs bizarroïdes
Bébé drosophile se met en quête d'éthanol
Tout juste après avoir été infecté

Ah ! Cohabiter avec ces humanoïdes
Quand je vois ces inutiles se pousser du col
Moi aussi j'entends l'appel du verre à pied

Avec le temps cette étrange bestiole s'est dotée
D'une réponse immunitaire comportementale 
Aujourd'hui fortement inscrite dans ses gènes

Alors quoi ! La picole peut-elle sauver
Lune absconse parasitaire foutrale
Osmose ? Peut-être écouté-je trop Ameisen

Hé Hé ! Sur les épaules de Darwin perché            
Je suis l'homme drosophile et c'est létal        
Mais pour supporter le néant, c'est une aubaine





sb.03/07/2016                                                                     Accueil

 

 

Idée tirée d'une émission de Jean Claude Ameisen, Sur les épaules de Darwin (France Inter), au sujet « Des animaux pharmaciens et médecins »

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Syl
commenter cet article
12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 17:24

Pas son genre

 

Qu'elles soient une ou mille

Dès qu'il y en a un
Elles se trouvent bien
Seules autour de l'il

Et même s'il déserte
Ou s'il devient fol
Devront briser les licols
Mener les us à perte

Et toujours elle abhorrée
Et toujours il lettré

Qu'elles soient une ou mille
L'égalité ne sera 
Que si les uns, les ils
Ne sont pas ingrats

Qu'elles soient une ou mille
Même s'il n'y en a qu'un
Le machisme citoyen
Devront mettre en exil

Qu'elle soit une
Elles seront mille

 

 

sb.12.07.2016                                                                           Accueil                                           

 

Partager cet article

Repost 0
19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 16:44

Y en a mare
(Une histoire d'actualité politique et de tensions internationales, quasiment vraie de vraie, de
la Microbulotte et de son picolo plumier pilote, la petite Lèchesue)

 

 

Nom d'une crue ! Au pied du glandulier d'hiver savamment lovée
L'arbre avait acquis, on se demande comment, ses feuilles d'été
La Microbulotte entamait sa vingt-deuxième heures de sommeil
A côté, un animal lui tapait sur le système, sacrelote et pince-oreille !
Ploc ploc ploc ! faisait le bec d'une bécasse dans la mare débordée
Qui l’éclaboussait tant et si bien qu'elle ouvrit un gros oeil fatigué


Mouche-tronc, le martinet des diptères, longues ailes et courtes pattes
Posé sur sa branche juste au dessus, suivit l'action et s'envola en hâte
De peur d'être aspergé, canon-à-eau-isé, bref, en un mot noyé
« Eh toi l'oie ! Ne vois-tu pas que tu commences à nous les briser ?

 

- Chu une bernache et là chu brûlé, faut que je me lave et me revigote
Pis si tu continue, m'as t'en crisser une ! On fait ça nous aut' »1
La microbulotte n'y entrava que dalle : « Qu'est-ce qu'elle dit ? »
Mouche-tronc qui avait une tipule2 à Québec, lui, avait saisi
Et pour éviter de se faire becter tout cru chercha la discutaille
« Pas de crânerie ! L'amie se mire et toute migrante qu'elle soit, travaille »


La petite Lèchesue, picolo plumier pilote, dans les pétocles3 enfouie
C'est à dire ne pilotant présentement absolument rien, ça, c'est dit
Linotte dans les bras de Morphée, quelques bribes par-là mal saisies
Rêvassait : « L'oie travaille... marre...se mire... y a une connerie »


Et même si elle ne savait pas trop ce que c'était « travailler »
Dans cette indispensable histoire on finit par se prendre les pieds.

 

 

sb.19 .06.2016                                                                                                                              Accueil

 

 

______________________

Les notes sont de l'auteur, comme on dit.


1. Traduction du québécois : Je suis une bernache du Canada, j'arrive de migration et je suis épuisée, il faut que je me lave et mange. Et puis si tu m’ennuies je vais t'en coller une, comme on fait chez nous.
2. Cousin (Bestiole issue de germain). Ne pas confondre avec un tipi, qui est aussi une cabane au Canada. Ne pas confondre avec Tippi Hedren, qui est une copine du Minnesota, mais ça n'a rien à voir.
3. La germure de la microbulotte est composée d'espèces de dreadlocks duveteux et blonds, les pétocles.

______________________

 

 

Lisez ici la précédente histoire presqu'entièrement quasiment vraie de vraie de la Microbulotte et de son picolo plumier pilote, la petite Lèchesue.

 

 

Partager cet article

Repost 0
31 mai 2016 2 31 /05 /mai /2016 13:18

Le palais


Nostre rei vient par mi la valée
Luisent cil helme as perres d’or gemmées
E cil escut e cez bronies safrées.
                                         (d'après La chanson de Roland)

 


***
(XIIè S)


Par le milieu de la vallée s'avance notre roi
Au soleil reluisent les pierreries et l’or des heaumes,
Et les écus et les hauberts brodés.

Alors qu'il progresse il ne faut qu'il me voit
Les preux me prendraient pour gueusaille au royaume
Et point en recommandable queux attitré

Me retire dès lors par l'entrée ouest invisible au convoi
Le pont-levis lève derrière moi, me dissimule au monôme
Passées les douves je rejoins les cuisines de sa majesté


***
(XIVè S)


La nuit est noire et les eaux de fin de crue grondent
En estacade s'ouvre entre les tours du coin et de Nesle
La chaîne amassée laissant libre passage sur le fleuve

Les picots attaquent la Grosse Tour en d'incessantes rondes
L'enceinte neuve enferme le palais laissant vue sur le ciel
Et finit d'épuiser les journaliers accablés par l'épreuve

Rumeurs de jacqueries, travail de forçat aux conditions immondes
Fomentent la révolte mais le gibet de Montfaucon fait ravaler son fiel
Tant les fourches de la grande justice ont laissé de dolentes veuves


***
(XVIè S)


Le gouverneur achève le palais campagnard et se meurt
Bientôt le tocsin de Saint-Germain-l'Auxerrois ameute la populace
Déclenche les flots de sang qu'on nettoiera jusque dans la cour Carré

Le superintendant des bâtiments est encore en sa couche aux premiers heurts
Quand mené par les Seize le peuple empile les barriques, au roi mène la chasse
Les coups de feu résonnent au loin et au soir sa souveraineté est ébranlée

Le royaume reconquis par le nouveau monarque et légitime successeur
Sur six arpents la Galerie du bord de l'eau peut sortir de terre avec audace
Et au palais des tuileries les appartements du roi directement relier

 

 

sb.2016                                                                                 Accueil

Partager cet article

Repost 0