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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 18:18

 

Les aNeRiDaNNes (37)

Les voisins

 

 

     Chers amis lecteurs, 

 

     La plupart d’entre nous y sommes confrontés, pour le meilleur parfois, l’indifférence souvent et le pire régulièrement. Nul n’y échappe à moins de vivre dans un chalet sur une haute montagne, dans une cahute au milieu des bois ou dans un igloo (si jamais il en reste encore quelques uns) ; je veux bien entendu parler de ces chers voisins !

 

     Depuis plusieurs années déjà, je découvre cette espèce variée et hétéroclite (oui je sais ça fait pléonasme mais c’est juste pour indiquer à quel point c’est diversifié, pigé maintenant ?!! Non mais !). Auparavant, (traduire par « au bon vieux temps » pour les plus âgés) je profitais du logis de mes parents à la campagne où pour seuls voisins nous avions des oiseaux et des gallinacés, c’est-à-dire des chouettes en pleine nuit, tout plein de petits zoziaux le matin et entre les deux des coqs qui chantaient. Autant les chouettes et les zoziaux sont conscients de l’heure qu’il est et à partir de quand il est bon de se mettre à pousser la chansonnette, autant les coqs c’est con. Le cocorico jaillit aussi bien à 3h du mat’ qu’à 7h, qu’il fasse nuit ou pas. La légende affirmant que ce cher mâle poule annonce la levée du jour est une belle connerie ou alors il s’agit de la levée du jour dans une lointaine contrée ! Cela expliquerait le fait que d’un poulailler à l’autre ils se répondent et se passent l’info (si, si ! Je l’ai entendu des mes propres oreilles alors qu’elles étaient encore vierges de tout surdosage de lecteur MP3). Ainsi, scientifiquement, cela prouve que le chant du coq voyage parfois plus vite que la vitesse de la lumière puisqu’il arrive que monsieur coq cocoricote en plein milieu du noir total (CQFD).

 

     Pardon, nous nous éloignons là de notre sujet principal : les gens qui habitent à côté. Évidemment, il n’est guère intéressant de traiter du cas des sujets aimables car nous n’allons pas nous les mettre à dos, on a assez à faire avec les pires ! Dans ce domaine nous noterons diverses espèces (entre autres) :

 

- ceux qui vivent sans se soucier du voisinage : et vas-y que je te claque les portes n’importe quand, que je fasse la fête jusqu’à pas d’heure sans prévenir ni m’excuser, que je laisse les poubelles qui puent sur le palier pendant des jours… Encore que ceux-là ne sont pas les pires.

 

- Et oui car nous arrivons à la seconde catégorie : ceux qui veulent à tout prix que vous sachiez qu’ils ont une vie !!! Et vas-y qu’il  parle tout fort au téléphone portable dans les escaliers pour dire au pote à l’autre bout de la ficelle du pot de yaourt que Mélissa elle kiffe trop sur lui parce qu’il a de trop belles fesses. Ces gugus là invitent également toute une tribu de « je suis sur ton groupe Facebook ». Le fameux groupe « quand je m’annonce à l’interphone je dis toujours « c’est moi » ». Du coup, besoin de reconnaissance d’où étalage de « je suis donc je t’emmerde » par l’intermédiaire d’une soirée où le but est de faire le maximum de bruit car bruit signifie forcément « je m’amuse ».

 

- la troisième espèce est plus nocive au niveau olfactif que sonore (quoique les deux peuvent n’en faire qu’une) : ceux qui cuisinent du « qui pue « !! Pour rien au monde je ne souhaiterais être conviée à dîner chez ces personnes là ! Il m’est généralement impossible de reconnaître l’odeur qui émane de ces plats en préparation. Bien sûr le proverbe nous dit « c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleurs plats » mais avant tout il convient de laver ces pots, que diable ! Le restant de choucroute collée au fond de la marmite se marie très mal à la ratatouille de fruits de mer qui a l’air de mijoter dans cet antre aux relents méphitiques.

 

     En matière de mauvaises odeurs je peux par exemple citer celle qui parvient à mes fragiles narines au moment présent, une forte odeur de grillé. Pas de la nourriture forcément, si je laissais aller mon imagination j’avancerais qu’il s’agit davantage d’une odeur de poils grillés. Peut-être qu’un certain jeune homme aux belles fesses qu’une Mélissa avait kiffé s’est-il dit que, décidément, les parties charnues de son anatomie étaient trop velues et qu’il convenait d’agir en conséquence. Les brillantes idées émergeant souvent de ce genre de cerveau audacieux, ce jeune homme a jugé que la crémation serait la solution idéale afin de tuer le poil à la racine. Après tout il a entendu quelque part que c’est de cette manière qu’agit le laser : il brûle le bulbe du poil ce qui fait que celui-ci ne repousse plus. Armé de ces bonnes intentions il a saisi son allume-gaz et a mis feu aux affreuses pilosités masquant son si désirable postérieur. Et voilà le résultat : ça sent le trou du cul cramé ! Et laissez moi vous dire que ça pue mes aïeux !!!

 

     Bon, si ça se trouve, c’est juste une tête en l’air ayant oublié un torchon sur une plaque électrique, et tout à l’heure nous allons tous être unis entre voisins à profiter d’un feu de la Saint-Jean plus précoce que prévu. Évidemment, en toile de fond : de beaux pompiers aux belles fesses en train de se démener pour nous gâcher le spectacle.

 

 

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