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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 20:33

"Vis ma vie de patron", ben tiens ! Essaie donc ma vie de pauvre hère.

 

 

Prenons-en un bien gras (Charade)

 

 

Pour commencer laissons trainer l'une de ses pinces sur une enclume

Puis laissons malencontreusement tomber un maillet sur sa plume

 

Cela aura pour phase critique d'écraser quelque trapézoïde

Le ponte ouvrira le bec et pleurera son membre turgide

 

Il hurlera, bah ! Comme d'habitude me direz-vous

Enfin pour une raison légitime mais sans goût

 

Procédons de façon identique avec un ou deux cunéiformes

Qu'il soit de type grec ou bien égyptien

L'usage de ce panard digne d'un ophidien

Sera compromis et l'aristocrate ne jouira plus de toute sa forme

 

Mon premier est un accident du travail

 

 

Allégeons le porte-monnaie du capitaliste

De pâtes alimentaires ordinaires nourrissons l'arriviste

 

Uniquement ! Ici point d'allégeance

Ne saupoudrons pas de parmesan la pitance

 

Au domicile du rançonneur coupons le jus

Tout bonnement, juste pour le rendu

 

Vêtons l'animal de défroques fabriquées en Éthiopie

Bien moins onéreuses que toutes ces chinoiseries

 

Mon deuxième est la baisse du pouvoir d'achat

 

 

Privons le boss de toute activité

Lui qui n'aime rien mieux que de faire du pognon

Quoiqu'il nomme cela : travailler

Et, en général, c'est bien là la pire de ses addictions

 

Ta! Ta! Ta! Pas touche à l'ordinateur

I phone confisqué, chômage, malheur

 

Mon troisième est un plan de sauvegarde de l'emploi

 

 

De ses revenus privons radicalement le daron

Séparons le sèchement de la totalité de ses fonds

 

Son épouse s'empressera de battre en retraite

Lui arrachant par là même ses blondes têtes

 

A même la rue couchons le singe sur deux ou trois cartons

L'exacteur se plaindra du manque de sanitaire, en doute-t-on ?

 

Laissons là dépérir la carcasse

Il faut bien que richesse se passe

 

Mon quatrième est la crise du logement

 

 

Mon entier est un programme, certes radical

 

Cela s'appelle le changement...

Et on dirait que ce serait maintenant !

 

 

 

s.b 8 mai 2014                                                                                         Accueil

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